Il fut un temps où les villes et les campagnes avaient passés un accord tacite. Les campagnes fournissaient la nourriture et notamment les fruits, légumes et céréales et les villes fournissaient l’engrais. Cet accord a perduré, non pas quelques dizaines d’années, mais quasiment deux millénaires !
En effet, dès l’époque romaine (souvenez-vous de l’empereur Vespasien et de ses vespasiennes) les urines étaient collectées pour être taxées puis revendues aux paysans. En France, la petite couronne de Paris était « irriguée » de la sorte jusqu’au début du XXème siècle. C’est l’arrivée sur le marché des engrais minéraux phosphatés qui a mis fin à cette pratique.
Oui, mais à notre époque, certains pourraient mettre en avant les risques de contamination et de pollution bactérienne. En pratique, ils sont faibles, car l’urine, contrairement aux autres excréments, n’est pas un vecteur de contamination surtout en autoconsommation. De plus, l’urine a la propriété de se décontaminer entièrement et de se désodoriser par simple stockage durant 6 mois. Seules peuvent subsister des traces de médicaments si vous êtes un gros consommateur.
Rappel : l’urine s’utilise toujours diluée à raison de 1 vol pour 10 volumes d’eau










